Volkswagen Eos Comfortline 2012 : essai routier
Coup de coeur, coup de pied
- Décapotable à 4 places
- Boîte DSG très plaisante
- Toit ouvrant panoramique
- Prix élevé pour un intérieur assez modeste
- Mécanisme de toit rétractable lent à réagir
Place au soleil!
9 avr. 2012
Eos, la déesse de l'Aurore, avait pour frère Helios, le dieu du Soleil. Afin que Helios puisse briller de tous ses feux, Eos s'assurait de dégager le ciel à l'aube. Ceux qui vivaient dans la Grèce antique et vénéraient les Titans croyaient qu'elle commandait l'arrivée du jour.
Or, pour le commun des mortels vivant au 21e siècle, Eos n'est qu'une voiture allemande fabriquée par Volkswagen.

Il existe un lien entre les deux, croyez-moi. Si certains manufacturiers choisissent le nom de leurs modèles de façon arbitraire ou inventent carrément des mots, Volkswagen a délibérément opté pour Eos. Voyez-vous, lors de son lancement en 2005, on disait qu'elle marquait l'aube d'une nouvelle ère pour la compagnie. C'est vrai en quelque sorte, mais le fait que l'Eos soit une décapotable rend son appellation encore plus juste et significative.
Coiffée d'un immense toit panoramique en verre qui peut s'escamoter, la Volkswagen Eos 2012 donne à ses occupants la chance de découvrir le ciel, de s'exposer au soleil et d'apprécier pleinement le jour - exactement comme le faisait la déesse de l'Aurore.
Mais où est-ce que je veux en venir au juste avec ces métaphores? L'Eos que j'ai testée n'est aucunement une déesse. En fait, au-delà du ciel, du soleil et de l'air libre, la comparaison entre les deux ne tient pas du tout la route.
Certains voudront me prouver le contraire (après tout, le métier veut ça), mais attendez que je m'explique. Je ne dis pas que l'Eos m'ennuie, au contraire. La raison pour laquelle je refuse de la déifier et la compare à tant d'autres voitures, c'est sa grande nonchalance et sa modestie. Elle ne tente pas d'attirer toute l'attention ni de voler la vedette, ce qui est rare pour une décapotable.
En effet, songez à toutes celles que l'on voit sur la route de nos jours. Que pensez-vous de leur conducteur? Allez-y, soyez honnêtes. Ces individus recherchent de l'attention, pour ne pas dire qu'ils sont exhibitionnistes. En outre, la plupart des décapotables (MX-5, Z4, Camaro Cabriolet, MINI Cooper Cabriolet, etc.) privilégient la sportivité et désirent à tout prix se faire regarder.
Mais pas la Volkswagen Eos.
D'accord, j'ai conduit un exemplaire noir, ce qui n'aidait pas à faire tourner les têtes, mais une peinture rouge vif n'aurait rien changé à mon avis. Remarquez, j'aime quand même l'élégance sobre de l'Eos. De bout en bout, elle affiche un style tout à fait propre à Volkswagen : une calandre simple, des phares sans prétention, de jolies roues en alliage de 17 pouces et une simple ligne de relief sur les flancs pour ajouter un soupçon de caractère.
De bout en bout, elle affiche un style tout à fait propre à Volkswagen. (Photo: Sébastien D'Amour/Auto123.TV)
En tant que Canadienne, j'apprécie les cabriolets à toit rigide plus que la majorité des gens. Oui, les capotes en tissu restent cool mais, considérant nos hivers très rigoureux, je préfère miser sur une barrière solide pour me protéger du froid et des intempéries. La Volkswagen Eos 2012 propose un merveilleux toit rigide, principalement en raison de son panneau de toit ouvrant. D'ailleurs, il s'agit de la seule décapotable à toit rigide de sa catégorie qui peut se vanter d'avoir un toit ouvrant. Je m'en suis régalée. Par contre, le mécanisme avec levier et bouton m'a paru un peu lent et déroutant.

La Volkswagen Eos 2012 propose un merveilleux toit rigide, principalement en raison de son panneau de toit ouvrant. (Photo: Sébastien D'Amour/Auto123.TV)
Plus que tout, j'aime à quel point le toit rétracté s'intègre bien à la carrosserie. Il se range discrètement et sans rien laisser paraître, contrairement à certaines décapotables. Bien entendu, puisqu'il disparaît dans le coffre, le volume de chargement diminue substantiellement, soit de 290 à 180 litres. Vous pourrez toujours vous en servir à l'occasion, mais oubliez les emplettes chez Costco ainsi que les parents ou amis qui vous demandent de venir les chercher à l'aéroport.
L'habitacle de la Volkswagen Eos 2012 adopte la même approche simple et sophistiquée que l'extérieur. Le revêtement beige pâle de mon modèle d'essai m'a plu, surtout le contraste élégant qu'il créait avec la carrosserie noire de même que le chrome brossé et les garnitures noires du tableau de bord.
Heureusement, les places arrière ne sont pas que symboliques. Malgré ses deux portes, l'Eos peut véritablement asseoir quatre personnes et toutes profitent d'un bon niveau de confort. Avec ou sans toit au-dessus de leur tête, les passagers arrière vivent d'agréables moments sur la route.
Il n'y a pas que le toit baissé qui rend l'expérience de conduite plus agréable; le moteur joue également un rôle. La Volkswagen Eos compte sur un quatre-cylindres turbocompressé de 2,0 L qui génère 200 chevaux et 207 livres-pied de couple. Assortie d'une boîte à passage direct (DSG) à 6 rapports, elle procure tout un plaisir au conducteur, répondant docilement aux pressions sur l'accélérateur et réagissant extrêmement bien pour une décapotable grâce à la rigidité supérieure qu'apporte le toit en métal.

La Volkswagen Eos compte sur un quatre-cylindres turbocompressé de 2,0 L qui génère 200 chevaux et 207 livres-pied de couple. (Photo: Sébastien D'Amour/Auto123.TV)
J'ai beaucoup aimé piloter l'Eos sur les routes de campagne désertes, sans aucun obstacle entre le soleil et moi. Bien que son turbo demeure tranquille et que son système d'échappement ne crie pas d'une voix gutturale, elle livre quand même la sensation et la tenue de route d'une sportive. Comme je l'ai mentionné plus tôt, on ne s'ennuie pas au volant, ce qui rehausse l'attrait de cette Allemande à mes yeux.
En méditant plus longuement sur la signification de son nom, j'ai vu clair : l'Eos correspond bel et bien à la description d'une déesse. Elle suscite l'adoration non pas par sa beauté flagrante, mais plutôt par son charme. Et lorsque son toit rigide à commande électrique se retire dans le coffre pour laisser toute la place au soleil, on accepterait volontiers de payer quelque 40 000 $ pour la seule joie de la conduire.

J'ai beaucoup aimé piloter l'Eos sur les routes de campagne désertes, sans aucun obstacle entre le soleil et moi. (Photo: Sébastien D'Amour/Auto123.TV)


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