Opération à cœur ouvert (1 de 2)

Ça se passait ce weekend, après plusieurs semaines de préparation et de dur labeur, on tournerait la clé et on verrait comment ce cœur implanté allait nous battre entre les mains.

Le grand saut

Le 3 décembre dernier, je faisais le grand saut : on enlevait le moteur SOHC de ma Honda del Sol, mon chouchou parmi mes voitures, pour le planter dans une autre plateforme. Le receveur? Ma vieille Honda Civic 1996 agonisante.

Le but était de sauver la Honda Civic d'une mort certaine et d'insérer un moteur DOHC plus performant dans la del Sol.Bien que transplanter le moteur d'origine vers la Civic ait absorbé un seul weekend, la préparation de la del Sol allait requérir plus de temps. Le coût de ce weekend-là? Un long, très long vendredi - 20 h à 3 h - après une journée de travail à mon emploi régulier - pour enlever le premier moteur et sept heures de travail le samedi pour enlever le moteur #2, l'envoyer à la poubelle et le remplacer par #1.

Nous n'allions pas arrêter ça là. Au programme : nettoyage intensif, peinture, embellissement, achat de pièces, remise à neuf et assemblage! Un véritable projet de rénovation!

Vue de l'espace moteur en 2011

Faire place nette

Il fallait tout d'abord dégager l'espace moteur : enlever les fils électriques, les lignes de freins, les caoutchoucs... tout tout tout! Par la suite, les retouches pour les embryons de rouille, adoucir le fini, boucher les trous inutiles, nettoyer et envoyer à la peinture.

Se sauver les doigts de l'agression du papier d'émeri : le ruban adhésif

En finition, il n'y a pas de panacée, on s'use les doigts et on vit avec ça ou on paie quelqu'un pour le faire à notre place... c'est ça l'outil miracle. Le coût de cet autre weekend? Environ 35 heures et plusieurs sous de préparation et peinture.

Il fallait tout d'abord dégager l'espace moteur : enlever les fils électriques, les lignes de freins, les caoutchoucs. (Photo: Marie-Andrée Ayotte)

Pendant la peinture, il faut préparer le moteur. Un bon décrassage s'impose. Cette petite bête a fait beaucoup de route : la moitié de la planète! Elle nous vient du Japon. En fait, le donneur ressemblait à peu près à ceci : une Honda Orthia.

J'ai pu acquérir le bloc moteur, les cardans, la transmission, la couette de conversion du harnais et l'ordinateur. J'ai maintenant en main tout le nécessaire pour permettre à ma voiture de se déplacer.Le strict minimum, toutefois il y a une panoplie de morceaux qui sont plus faciles à changer pendant que l'accessibilité est à 100%. Et puis, quitte à être dans les dépenses, on en profite pour changer le thermostat, les joints d'étanchéité et les boulons!

Moteur B20b DOHC et transmission de Honda, après nettoyage

Quelques pièces ont été envoyées se refaire une beauté et on a eu un revêtement de peinture en poudre cuite (powder coating). Il en a été le cas de toute la tubulure métallique des freins et de la direction assistée, entre autres. Le couvercle de valves et le parefeu de la sortie d'échappement ont subi le même traitement en « noir kandy ».

À cette étape, nous en sommes à la moitié. Prochainement, je vous raconte l'intégration du moteur sous le capot!

 

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