Nissan Murano LE Édition Platine 2012 : essai routier
Coup de coeur, coup de pied
- Design extérieur très huppé
- Cachet luxueux à l'intérieur
- Consommation raisonnable pour un gros véhicule
- Boîte CVT
- Prix élevé
Le grand frère élégant
20 fév. 2012
Depuis environ dix ans, Nissan a la cote auprès des membres de ma famille. Au tournant du millénaire, mon père a abandonné sa grosse Plymouth Acclaim au profit d'une Nissan Sentra GXE 2001. À l'époque, j'étais encore aux études et je venais tout juste d'obtenir mon permis de conduire. Or, j'ai toujours été une passionnée de voitures, alors vous comprendrez mon mécontentement quand j'ai vu cette Sentra automatique de couleur beige (dehors comme en dedans, « pour s'agencer avec la maison », disait ma mère) arriver dans la cour.
J'en suis devenue propriétaire à peine un an plus tard (pour connaître toute l'histoire, ne manquez pas mon compte rendu de la Nissan Sentra SL 2012), mes parents se tournant vers une autre Sentra GXE automatique (gris foncé et sans aileron, mais encore avec un intérieur beige). Après quelques années à partager cette voiture avec sa femme, mon père est retourné chez Nissan pour se procurer une Altima 2.5 2005. Puis, lorsque la Sentra de ma mère est arrivée au terme de la location, en 2007, c'est un Nissan Rogue SL bleu éclatant qui l'a remplacée.
Plus récemment, mes parents l'ont échangé contre un Nissan Rogue 2011 blanc perle flambant neuf. On peut dire qu'ils s'attachent beaucoup à cette marque japonaise - et je les comprends. Ayant été surexposée aux modèles Nissan au cours de la dernière décennie, j'oublie parfois de regarder ses nouveaux produits avec objectivité. Cependant, depuis quelque temps, je m'efforce de rester impartiale, par exemple lors de mon essai routier du Nissan Murano LE 2012.

Toute une beauté
S'il y a une raison pour laquelle j'applaudis Nissan, c'est sa volonté d'oser et d'essayer de nouvelles choses. Du cube au Juke en passant par la nouvelle Quest, ses designers n'ont pas peur de lancer un message et de faire réagir les gens. J'aimerais bien qu'ils en fassent autant avec la Sentra et l'Altima, mais ils prennent au moins des chances avec plusieurs autres modèles de la gamme.
Si l'extérieur du Murano innove plus ou moins, on ne peut pas dire qu'il n'attire pas l'attention. Aucun changement majeur n'a été apporté pour 2012, seulement des petites retouches ici et là pour permettre de distinguer la nouvelle édition et continuer à faire tourner les têtes sur la route.
L'agencement particulier des phares et de la calandre rebute certains, mais je dois reconnaître que j'y ai pris goût au fils des ans. J'aime également la forme du Murano, qui me rappelle une amande. Bien que le Rogue adopte une silhouette semblable, son grand frère apparaît clairement comme le plus mature et le plus sophistiqué des deux. Je lui trouve aussi plus de classe et d'élégance.
Mon exemplaire, un Nissan Murano LE 2012 à traction intégrale doté de l'ensemble Platine, arborait des jantes chromées de 20 pouces à sept rayons et des longerons de toit au fini argenté. À l'intérieur, des garnitures en similibois, un volant télescopique, un lecteur DVD et un système de navigation invitaient à la détente et au divertissement. La cerise sur le gâteau : un emblème « Platine » sur le hayon. Oh là là...

L'agencement particulier des phares et de la calandre rebute certains, mais je dois reconnaître que j'y ai pris goût au fils des ans. (Photo: Sébastien D'Amour/Auto123.TV)
CVT, quand tu nous tiens!
Tous ceux qui me lisent régulièrement savent que je ne suis vraiment pas une fan des boîtes automatiques à variation continue, mieux connues sous l'acronyme « CVT ». En fait, je les déteste depuis mon tout premier essai d'un véhicule équipé de la sorte. D'accord, elles permettent de sauver de l'essence, adoucissent les accélérations et se révèlent « plus faciles » à conduire. Mais sérieusement, si le futur de l'automobile ressemble à ça, désolée, je n'achète pas. Malheureusement, Nissan prend le taureau CVT par les cornes et semble vouloir le dompter comme personne d'autre.
Peu importe la version choisie, le Nissan Murano 2012 exploite le même V6 de 3,5 L développant 260 chevaux et 240 livres-pied de couple. L'accélérateur électronique et le système de traction intégrale intuitive de Nissan figurent également de série. J'ai tellement pris l'habitude de conduire le Rogue de ma mère que le Murano m'a vite fait sentir comme chez moi (j'ignore si je viens d'insulter les propriétaires de Murano en écrivant ça, mais c'est la vérité). La boîte de vitesses Xtronic, elle, rend la conduite des Nissan à ce point uniforme qu'on peut difficilement faire une distinction.

Peu importe la version choisie, le Nissan Murano 2012 exploite le même V6 de 3,5 L développant 260 chevaux et 240 livres-pied de couple. (Photo: Sébastien D'Amour/Auto123.TV)
Pour être honnête avec vous, j'ai adoré passer du temps au volant de ce multisegment. Il fournit une excellente visibilité sur la route de par la position de conduite élevée, ainsi qu'un espace et un confort qui combleront amplement quatre adultes. Avec quelques bagages et provisions dans le coffre, le Murano se verra utilisé au maximum et remplira tout à fait la mission première qu'on lui a confiée.
Le grand frère justifie-t-il une grande dépense?
En fin de compte, il faut se poser la question suivante : le grand Murano mérite-t-il que l'on débourse tous les dollars qui le séparent du petit Rogue? Après avoir eu précisément cette discussion avec ma mère lorsque le bail de son Rogue a échu, nous avons compris que la décision s'avérait plutôt simple : le Rogue l'emporte.
Aussi beau et bon qu'il soit, le Murano coûte beaucoup plus cher même s'il n'en offre pas tellement plus. Oui, il y a le volume de chargement (mais j'ai vu ce que ma mère peut entasser dans le Rogue et, croyez-moi, vous ne gagnerez pas grand-chose avec le Murano), le look sophistiqué, le puissant V6 et l'habitacle luxueux, mais est-ce que tout ça justifie le supplément de plus de 10 000 $? Selon moi, non. Étant donné leur conduite si semblable, je pense que le Rogue satisfera la plupart des acheteurs de multisegments qui avaient arrêté leur choix sur le Nissan Murano.

En fin de compte, il faut se poser la question suivante : le grand Murano mérite-t-il que l'on débourse tous les dollars qui le séparent du petit Rogue? (Photo: Sébastien D'Amour/Auto123.TV)





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