Mitsubishi Outlander XLS S-AWC 2012 : essai routier

Coup de coeur, coup de pied

  • Confortable
  • Agréable à conduire
  • Réellement compétent en dehors de la route
  • Assoiffé d'essence

Un multisegment à sept places qui peut réellement sortir des sentiers battus

« Pour être beau, il faut être bon »

Ce proverbe, cité par l'auteur britannique Charles Dickens dans son roman « David Copperfield », pourrait très bien s'appliquer au Mitsubishi Outlander 2012, un beau multisegment qui se fait souvent éclipser par les Honda CR-V et Toyota RAV4. Dommage, car il a aussi plusieurs belles qualités.

Mitsubishi Outlander XLS S-AWC 2012

Semblable à une Lancer surdimensionnée, l'Outlander s'éloigne des multisegments tout en rondeurs par sa silhouette bien découpée aux arêtes tranchantes. Toutefois, contrairement à la petite berline, il peut asseoir jusqu'à sept passagers, et ce, dans un habitacle beaucoup plus raffiné.

Les deux arborent ce fameux nez de requin qui caractérise les modèles Mitsubishi. Le look agressif de l'Outlander passe également par une ligne de toit fuyante qui ajoute une touche racée. Ce véhicule n'est peut-être pas une beauté au sens classique du terme, mais il a fière allure et cadre dans plusieurs modes de vie différents grâce à sa belle polyvalence.

Mon modèle d'essai de couleur Brun quartz métallisé était une version XLS S-AWC, qui domine la gamme du Mitsubishi Outlander 2012. Sa peinture un peu sobre se voyait accentuée par de jolis feux arrière à diodes électroluminescentes avec lentilles claires.

Mitsubishi Outlander XLS S-AWC 2012 vue 3/4 avant

L'Outlander s'éloigne des multisegments tout en rondeurs par sa silhouette bien découpée aux arêtes tranchantes. (Photo: Lesley Wimbush/Auto123.com)

Son habitacle bien aménagé renfermait des matériaux de bonne qualité et tout un éventail de commodités. Si Audi n'a aucune raison de craindre l'Outlander, la qualité de finition de ce dernier représente néanmoins une franche amélioration par rapport à la Mitsubishi Lancer SE 2011 que j'ai essayée en décembre. On retrouve bien sûr des plastiques durs, mais leur forme s'avère agréable et plusieurs surfaces douces au toucher les accompagnent, notamment un dôme garni de similicuir pour les cadrans et un dessus de tableau de bord orné de similicuir aux coutures contrastantes.

Les gros boutons de commande circulaires sur le bloc central sont faciles à manipuler. Ils se positionnent juste en dessous de l'écran ACL du système de navigation et de la caméra de recul. Tout est disposé logiquement et agréable à regarder. La version XLS se démarque également avec des sièges en cuir véritable, des phares automatiques au xénon, un toit ouvrant électrique et une chaîne sonore Rockford Fosgate à neuf haut-parleurs.

L'épais volant gainé de cuir offre une bonne prise en main, sans parler des sélecteurs de vitesses en magnésium de chaque côté. Malheureusement, ces derniers se trouvent sur la colonne de direction et non sur le volant lui-même, ce qui serait plus ergonomique. En revanche, ils s'avèrent suffisamment grands pour les atteindre avec le volant complètement braqué.

J'ai trouvé les sièges douillets et confortables. Quatre adultes jouiront d'un généreux espace aux deux premières rangées - peut-être même un cinquième. La minuscule banquette de troisième rangée s'adresse exclusivement à de jeunes enfants... ou à des amis que vous n'aimez pas beaucoup.

Mitsubishi Outlander XLS S-AWC 2012 habitacle

La qualité de finition de ce dernier représente néanmoins une franche amélioration par rapport à la Mitsubishi Lancer SE 2011 que j'ai essayée en décembre. (Photo: Lesley Wimbush/Auto123.com)

En rabattant tous les dossiers arrière du Mitsubishi Outlander 2012, le volume de chargement augmente à 2 056 litres, soit un peu moins que le RAV4 et le CR-V. Voyez-vous, la suspension arrière à bras multiples empiète sur le coffre. Par contre, ce dernier reste plat et au niveau une fois les sièges repliés. On y accède sans même se pencher. De plus, il est possible de rabattre un petit hayon assez solide pour supporter une charge de 181 kilogrammes.

Sur une note négative, la façon dont les portières se referment contraste avec l'impression générale de qualité du véhicule. Elles sonnent un peu comme une boîte de conserve et ne communiquent pas une sensation rassurante d'étanchéité.

Sous le capot de l'Outlander XLS S-AWC, le V6 de 3,0 L génère une puissance de 230 chevaux et un couple de 215 livres-pied par l'entremise d'une boîte automatique à six rapports. Les versions inférieures se contentent d'un quatre-cylindres de 2,4 L qui développe 168 chevaux via une transmission à variation continue.

La combinaison d'un puissant V6, d'une boîte de vitesses fluide et d'une suspension ferme explique le caractère plus fougueux et le côté plus stimulant de la version XLS, autant dans les déplacements en ville que lors des dépassements sur l'autoroute. La tenue de route sportive ne compromet pas le confort de roulement, tandis que la direction assistée m'a paru bien dosée.

Les Canadiens qui doivent affronter des conditions routières difficiles, notamment en hiver, apprécieront grandement le super contrôle intégral (S-AWC) de Mitsubishi. Éprouvé dans les courses de rallye, ce système utilise un différentiel avant actif, qui gère de manière dynamique la répartition du couple de gauche à droite sur l'essieu avant. En outre, il propose au conducteur trois modes différents : Tarmac (asphalte), Snow (neige) et Lock (verrouillé).

En tournant la molette de commande, l'Outlander XLS S-AWC peut passer d'une simple traction à une transmission intégrale automatique. Le mode verrouillé transforme ce multisegment en un tout-terrain relativement compétent, ce qui est rare dans un créneau dominé par les utilitaires urbains. Le dispositif d'aide au démarrage en pente procure une sécurité additionnelle.

D'un autre côté, le Mitsubishi Outlander 2012 à moteur V6 et à quatre roues motrices brûle beaucoup de carburant. Officiellement, sa consommation se chiffre à 11,0 L/100 km en ville et à 7,9 L/100 km sur l'autoroute, mais mon exemplaire n'a pu faire mieux qu'une moyenne de 12,3 L/100 km. Tout ça avec de l'essence super, dois-je préciser.

S'il faut être bon pour être beau, ceux qui arrivent à oublier le moteur assoiffé et à se concentrer sur la superbe performance du système S-AWC (sans compter la possibilité de transporter sept passagers) trouveront l'Outlander XLS fort attrayant.

Mitsubishi Outlander XLS S-AWC 2012 vue 3/4 arrière

Les Canadiens qui doivent affronter des conditions routières difficiles, notamment en hiver, apprécieront grandement le super contrôle intégral (S-AWC) de Mitsubishi. (Photo: Lesley Wimbush/Auto123.com)