Hyundai Tucson Limited 2012 : essai routier

Coup de coeur, coup de pied

  • Bonne tenue de route
  • Intérieur spacieux
  • Allure superbe
  • Cabine bien éclairée
  • Fait plutôt camion, ce qui n’est pas nécessairement mauvais

Si j’en avais un, je le garderais

Pendant ma semaine à bord du Hyundai Tucson 2012, il m'est venu à l'esprit que j'aimais bien la sensation de conduite d'un bon vieux camion.

Hyundai Tucson Limited 2012

Il y a quelque chose d'élémentaire et de rassurant dans le fait d'avaler les kilomètres, brassée par les nids-de-poule, les oreilles remplies de musique. Autant que ça ne dépasse pas une limite raisonnable - je ne veux pas tomber en bas de mon siège. Un certain débattement dans la suspension et une finition robuste ne sont pas pour me déplaire.

Bien que la Corée ne soit pas le premier pays qui me vienne à l'esprit quand j'entends « botte de foin » ou « champs de maïs », le Tucson 2012 de Hyundai me rappelle la campagne - malgré son look sophistiqué. De plus en plus, dire d'un VUS qu'il se comporte comme une voiture devient un compliment. N'empêche, c'est avec la meilleure des intentions que je dis que le Tucson se conduit comme un camion.

La deuxième génération du modèle allie admirablement bien un plaisir de conduite, un potentiel tout-terrain incontestable, à un plaisir de conduite similaire en ville/banlieue.

J'avoue qu'on a dû me dire que le Tucson était d'ingénierie allemande pour que je le remarque, mais l'amélioration en tant que telle dans la tenue de route reste indéniable. Autant dans sa façon d'entrer dans les virages que de les prendre. Les freins saisissent, sans pour autant vous envoyer dans le parebrise. La direction, généralement moyenne, peine quelque peu à haute vitesse, il faut bien l'avouer. Elle reste efficace, elle irrite un peu en même temps, c'est tout.

Hyundai Tucson Limited 2012 vue 3/4 avant

La deuxième génération du modèle allie admirablement bien un plaisir de conduite, un potentiel tout-terrain incontestable, à un plaisir de conduite similaire en ville/banlieue. (Photo: Hyundai)

La puissance qui provient du quatre cylindres en ligne de 2,4L - qu'on retrouve dans tous les Tucson mis à part le modèle L d'entrée de gamme qui reçoit un 2,0L - ne renverse personne. La boîte de vitesses automatique à six rapports compte quant à elle un mode manuel pour ceux que ça intéresse.

Un mode ActiveECO, que j'ai trouvé excessivement anémique, permet de réduire la consommation d'essence de 7%. Hyundai soutient que ce réglage vous permettra d'atteindre 8,7 L/100km - ce qui s'approche des 9 L/100km que j'ai obtenus.

La transmission intégrale opère la plupart du temps, à moins d'indication contraire, en mode deux roues motrices. Je me suis servie de la transmission intégrale à une occasion seulement, lors d'une journée particulièrement pluvieuse. Les résultats m'ont convaincue.

Le rayon de braquage participe à rendre le Tucson maniable en ville/banlieue.

Le design « sculpture fluide » de Hyundai ne porte pas à débat. L'allure est belle sans équivoque, mais pas excessivement originale. Une fois encore, le mot « équilibre » me vient à l'esprit. Le Tucson est viril sans être agressif, sculpté sans être frêle. Quelques touches brillantes rehaussent les poignées et la calandre. L'intérieur également, spacieux et bien organisé, ne donne pas sa place.

Les jolis sièges manquent peut-être un peu de support, mais les rangées arrière accommodent sans problème de vrais adultes, et leurs vrais bagages.

Les autres points forts de l'espace intérieur incluent l'aspect moderne du tableau de bord, les quelques touches de chrome et de métal brillant, les instruments de bord bien pensés ainsi que la forme renversée des prises d'air.

Pour la modique somme de 32 349 $, mon exemplaire comptait plusieurs options intéressantes. J'ai eu droit au toit ouvrant panoramique et aux roues en alliage 18 pouces notamment. Cependant, même le modèle L de base ne donne pas sa place : climatiseur, chaîne stéréo AM/FM avec lecteur CD/MP3 (quelqu'un écoute encore des CDs?), contrôle de stabilité, antipatinage, prise auxiliaire compatible avec iPod, ordinateur de bord, freinage assisté en descente et aide au démarrage en pente. Le modèle GL, à 22 899 $, comprend même les sièges avant chauffants et la connectivité Bluetooth.

Hyundai Tucson Limited 2012 tableau de bord

Les points forts de l'espace intérieur incluent l'aspect moderne du tableau de bord, les quelques touches de chrome et de métal brillant, les instruments de bord bien pensés ainsi que la forme renversée des prises d'air. (Photo: Hyundai)

Donc en résumé, un véhicule bien équipé à un bon prix, qui conviendra parfaitement aux citadins, aux campagnards et à tous ceux qui mélangent un peu les deux styles de vie. Mais surtout, le Tucson a quelque chose que peu de voitures ont - une personnalité.